Je suis game

Je suis game

Je l’avoue : j’ai déserté Montréal. Depuis 5 jours, j’ai quitté la chaleur étouffante de ma ville pour aller me perdre ailleurs. Me faire voir ailleurs. Voir comment je pouvais disparaître ailleurs. La déchirure s’est faite naturellement, je voulais disparaître de la carte et j’écris maintenant avec le bruit des clapotis sur l’eau. Personne ne me voit, je suis devenue invisible.

Il y a du vent, de l’air qui m’emporte et je n’ai qu’à lever les yeux pour me perdre dans l’horizon vert et bleu. Des enfants s’amusent au loin, il fait beau, c’est l’été et mes rues montréalaises adorées ne sont plus qu’un vague souvenir.

C’est fou comme mon esprit et mon corps se sont accommodés rapidement loin de l’asphalte, du béton et du bruit. J’adore ma ville et j’aime m’y perdre pour mieux la sentir vibrer, mais j’aime aussi le fait qu’elle vibre sans moi.

Les défis lancés par Sandra sont difficiles à remplir. Mais j’y parviens à coup de randonnées, de balade en kayak, d’heures de lecture dans la nature, de baignades dans le lac et de feux de camp sous les étoiles. Je ne suis pas en train de faire mon retour à la terre ou de vivre quelque rêve hippie, j’aime seulement sentir que d’autres vibrent à des rythmes différents du mien, et savoir que pour certains la disparition est une seconde nature.

Et avec les défis de Sandra, j’y parviens davantage. Réglons les questions d’ordre pratique :

Changer mon message d’accueil : si vous m’appelez vous tomberez sur ce message :

http://dl.free.fr/j9p9V7KUn

(Cliquez pour l’entendre)

Ne pas répondre à mes courriels pendant 5 jours : hihihhi, je n’ai pas répondu à mes courriels, je les ai simplement consultés… Tous ceux qui m’ont écrit, je ne vous répondrai que le 5 août.

Cacher mon iPhone 3 jours dans un tiroir : je l’ai presque fait… Ça l’air facile comme ça, mais c’est très difficile. Cet objet qui est mon double dans ma vie montréalaise est ici un objet de désir. Je me bats toute la journée pour ne pas succomber. Je le prends, le regarde, le trouve beau et me trouve complètement malade. Chaque jour, ça va un peu mieux.

Ne pas utiliser Internet pour quelques jours : On est vraiment devenus des esclaves du réseau. Combien de fois par jour, combien d’heures par jour y allez-vous? En temps normal, j’y vais au moins 8 heures chaque jour. C’est devenu (presque) ma seule source d’informations. La quitter est difficile. Surtout que je l’ai au bout des doigts partout. Mais je suis fière de moi : 5 jours sans nouvelles, Facebook, Twitter et lectures d’articles. Mais aussi 5 jours sans Skype avec Sandra. Courage Sandra, on se parle bientôt!

Me déguiser et ne pas me faire reconnaître : j’adore ce genre de défi et je vous en propose un moi aussi! Je suis cachée dans la photo : où suis-je?

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Maintenant cela réglé, je retourne à ma disparition.

Gare à vos cours

Gare à vos cours

Je me suis fait prendre au jeu de la disparition et je suis maintenant devenue accro. Toutes les raisons sont bonnes pour me soustraire au quotidien et me travestir. Prenez hier soir : je voulais rentrer à pied à la maison. Après la 8e pluie, j’ai décidé de prendre seulement les ruelles pour me frayer un chemin dans Rosemont. Je trouve que comme cela on voit tout ce qui est beau et laid dans la ville et qu’on découvre chaque fois un nouveau quartier et de potentiels voisins. Et comme je suis assez voyeuse, je peux observer à loisir dans la maison et dans la cour des Montréalais. Gare à votre intimité si vous me voyez passer. Mais soyez sans crainte, c’est l’ordinaire qui m’intéresse, voilà tout.

Chaque fois que je flâne dans les ruelles, je pense au film La merditude des choses (excellent film belge sur une famille d’alcooliques dont le jeune garçon s’émancipe pour devenir écrivain). Il y a une scène magnifique où Gunther n’a pas encore publié son premier livre et enchaîne jobs de merde sur boulots alimentaires. Il est donc à ce moment-là vendeur de cafés et cochonneries dans un train qui sillonne le pays. À sa pause, découragé, il fume une cigarette entre deux wagons et se met à délirer sur les BBQ et cours arrière dégueulasses de ses compatriotes : est-ce le mieux que le pays à offrir aux visiteurs, se demande-t-il, dégouté.

J’ai retrouvé la scène, mais en version originale… flamande, je ne trouve pas la version française, mais pour l’ambiance tout y est.

J’étais donc à déambuler dans les ruelles et je trouvais que la pluie dégageait encore plus cette impression d’étrangeté et de malaise exprimée par Gunther. Tout était sale, laid, laissé en plan : poubelles éventrées, soupers abandonnés, chats mouillés et jardins détrempés. Moi aussi j’avais pris l’eau et j’arborais plus une dégaine beach party qui a mal tourné que déambulation bucolique dans les ruelles montréalaises. Je déployais, du moins j’essayais d’adopter une souple démarche féline pour me faufiler toujours plus dans les intérieurs de mes semblables.

Ces deux-là sont-ils en train de se chicaner assez pour que leur couple en pâtisse? Et manger devant la télé, c’est pas mauvais pour les yeux? Ah! Il y a encore des adolescentes qui écoutent Bon Jovi? Se faufiler dans la peau des autres me permet de disparaître une minute à la fois. Qui a dit, partir c’est mourir un peu? Moi je disparais un peu plus chaque jour pour écrire un peu plus chaque jour. M’avez-vous vu passé?

Les tomates c’est la vie

Les tomates c’est la vie

J’ai une bonne nouvelle : j’ai enfin pu manger des tomates de mon balcon. Quelques-unes ont profité de la chaleur de la fin de semaine pour arriver à maturité. J’étais pas juste fière un peu quand je les ai vues ce matin. Elles ont profité de mon absence pour se faire belles. J’avais quitté la ville depuis vendredi, dans le but de disparaître un peu de mon appartement. Où est-ce que je m’étais cachée? Voici deux indices probants :

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J’étais à Lévis. J’ai de la famille là-bas et je m’y sens comme en vacances. D’ailleurs, avec mes belles tomates du jardin de mon balcon, je propose une recette de vacances.

Les pâtes estivales d’Annabelle

Ce qu’il faut 

  • des pâtes cuites
  • des bébés tomates du jardin
  • du concombre
  • de l’huile d’olive
  • du basilic (du jardin c’est mieux) ou du pesto
  • du parmesan

Comment faire

Laver et couper selon votre fantaisie les tomates, le concombre et le basilic. Vous en mettez comme vous voulez. C’est vouls le maître dans cette recette.

S’assurer que les pâtes sont bien chaudes et ajouter un filet d’huile d’olive, puis les légumes et le basilic (ou le pesto). Bien mélanger. Il est aussi possible d’ajouter sur le dessus un peu de chorizo et de parmesan.

À boire avec un verre d’eau ou mieux, un petit verre de rouge bien frais.

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Mon ami le vent

Mon ami le vent

Disparaître. Pas disparaître contre son gré, mais de son plein gré. S’absenter, s’égarer, s’envoler, s’effacer. Dans les films, tout le monde disparait tout le temps. Il y a des policiers, des gens qui pleurent, des mères en détresse, des pères au bord du gouffre.

Ma rue est pleine d’affiches de chats bien-aimés disparus. Volatilisés. Ils sont où tous ces chats perdus? La disparition est toujours quelque chose que l’on se fait imposer. On choisit rarement de disparaître. Pourquoi vouloir disparaître d’ailleurs?

Depuis toujours, je m’imagine que d’un seul claquement de doigts ou d’un seul battement de paupières, je peux passer d’un monde, d’un univers à l’autre (à supposer qu’il existe des mondes différents), où les lois et réalités sont complètement différentes. Mais peu importe l’endroit, je les connais à la perfection et peux choisir avec plaisir où je suis, quand j’y suis et pourquoi j’y suis. Un peu comme si mon cerveau était à la fois une machine à voyager dans le temps et une tentative constante de téléportation.

Et la disparition, là dedans? Et bien, c’est là tout le point. Il faut beaucoup d’imagination pour disparaître de son plein gré. Et mes tentatives jusqu’à présent sont restées vaines.

Mais hier soir, j’ai eu une bonne idée. Comme il faisait bien chaud, j’ai rassemblé les ventilateurs de la maison dans le salon, donc 3 ventilateurs, c’est déjà pas si mal. Je les actionné à puissance maximale et les ai dirigé vers moi, pour créer comme un flux, un gros vent, une tempête dans l’appartement. Là, je me suis concentrée très fort pour léviter dans le sens du vent. J’ai essayé de me faire la plus légère possible et de ne penser à rien, sauf à disparaître. Je deviendrais le vent.

Pour l’opération, j’ai bien sûr fermé les yeux… Fort, très fort. Quand je les ai rouverts quelques minutes plus tard… j’étais toujours là. Dans mon salon. À avoir chaud.

Je pense que je ne suis pas bien bonne dans les disparitions.

Boire l’été

Boire l’été

Cher Sandra,
C’est l’été et mes sens sont en alerte. J’ai soif, j’ai chaud, j’ai faim. Mais dès qu’il fait trop chaud, comme la semaine dernière à Montréal, j’aime bien me préparer plein de trucs à boire glacés. Je t’en ai déniché un que tu vas adorer : gaspacho de fraises et crème fouettée au basilic. Je le sais, cette recette peut avoir l’air étrange avec des fraises+basilic+tomates, mais attends d’y goûter.

Ce qu’il faut
Environ 1,5 litre de fraises (un panier moyen)
1 belle tomate
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
10 feuilles de menthe
1/3 de tasse de sirop d’érable ou plus parce que c’est bon
1 tasse de crème à fouetter
20 feuilles de basilic
2 cuillères à soupe de sucre à glacer

Comment faire
Tu dois laver et équeuter les fraises. Ensuite, tu les coupes en 2. Tu peux en garder quelques-unes pour la déco à la fin. Tu coupes aussi la tomate et tu mélanges le tout au robot.  Tu ajoutes à ce mélange l’huile d’olive, la menthe et le sirop d’érable. Le mieux c’est de laisser la mixture au frigo quelques heures.

Maintenant, il faut faire la crème fouettée : Dans un bol, tu ajoutes le sucre à glacer et la crème. Après tu brasses jusqu’à temps que ça épaisssise, puis tu ajoutes le basilic ciselé.

Le temps est venu de déguster. Tu verses le gaspacho dans des beaux verres et y ajoutes la crème fouettée au basilic. Pour que ça soit beau, quelques fraises et des feuilles de basilic sur le dessus des verres font l’affaire. Bois vite avec une paille.

Certains pensent que d’ajouter du rhum là-dedans, ça peut pas faire de mal. À toi de voir!

Conversation aléatoire 2 : de l’importance de l’eau

Conversation aléatoire 2 : de l’importance de l’eau

Sandra : J’ai pu d’eau depuis 3 jours!

Anna : Comment ça?

Sandra : Ben, dans mon immeuble, il y a une tank, mais là y’a un fuck!

Anna : Attends, je comprends pas. L’eau vient pas des égoûts ou d’un puit?

Sandra : Ça paraît que t’es une fille de la ville! Pis en plus, des égoûts dans le pergélisol! Comme à Chartierville, l’eau vient pas de l’aqueduc. Ici, il n’y pas de puit ou de truc du genre. L’eau est puisée à même la rivière. Tous les jours des camions-citernes vont y puiser l’eau pour ensuite la distribuer de maison en maison. Un peu comme le laitier avant.

Anna : Mais là, c’est quoi le fuck?

Sandra : Si je le savais j’aurais résolu le problème depuis longtemps.

Anna : Ben là t’es capable de réparer une fournaise, de sabler des plafonds, de conduire des skidoos, de corder le bois dans la cave, mais t’es pas capable d’arranger ta tank à eau.

Sandra : J’ai pas la clé pour accéder à la dépendance où se trouve la tank! Pis avant de trouver la bonne personne qui a la bonne clé… t’attends 3 jours pour avoir de l’eau.

Anna : Wohh, minute. T’es-tu en train de me dire que tu t’es pas lavée depuis 3 jours? C’est ça le smog de Montréal?

Sandra : Ben, je suis plus au nord, donc tout va bien.

Anna : Pis pour boire?

Sandra : Je suis allée chercher l’eau à la rivière…

Anna : Elle est bonne?

Sandra : C’est la même que dans la tank.

Anna : Ahh… As-tu commencé à faire des photos?

Sandra : C’est pas parce que je pue que je peux pas faire de photos! Hier, il y avait du brouillard (on voyait rien pantoute) et je suis allée sur la plage et dans le village. Plein de monde en 4 roues et un enfant qui courrait partout dans les nuages. Pas d’avions dans le ciel non plus.

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Anna : En gros, t’as essayé de disparaître?

Sandra : Oui, mais mon odeur a été retracée par les chiens du coin et j’ai dû revenir vite à l’appartement.

Anna : Et là t’avais plus d’eau?

Sandra : Et j’en ai toujours pas! Au moins hier, il y avait le bingo à la radio pour me désennuyer. Mais comme c’était en inuktitut, je sais pas si j’ai gagné. Tu fais quoi toi à Montréal? Moi j’ai pas d’eau, pis toi hier t’avais pas d’électricité.

Anna : J’ai pleuré dans le noir, je savais plus quoi faire, mon téléphone avait plus de batteries, donc même pas de Ruzzle! Imagine!

Sandra : J’ai internet, le câble, mais pas d’eau… et comme c’est parti, j’en aurai pas avant lundi.

Anna : Je bois un verre d’eau montréalaise à ta santé et te souhaite une bonne fin de semaine.

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Conversation aléatoire 1 

Méthodes pour disparaître

Méthodes pour disparaître

Disparaître : il y a plusieurs méthodes pour y arriver. Voici quelques exemples pour disparaître efficacement vous aussi.

Piloter une machine à voyager dans le temps : ce pourrait être une bonne idée. Vous avez le numéro du Dr Who?

Nouvelle identité+opération faciale : John Travolta l’avait essayé dans Face/Off avec un résultat mitigé.

Changer de pays et pas le dire à sa famille : cette option annule pratiquement vos chances de retour.

Acheter une nouvelle identité sur internet et s’enfuir : est-ce qu’il y a déjà quelqu’un qui l’a fait et pourrait m’aider?

Regarder La piel que habito et y penser à deux fois pour une opération de changement de sexe : je sais pas vous, mais moi ce film m’a mis mal à l’aise.

Déménager à Inukjuak : Sandra l’a fait, mais elle n’est pas vraiment disparue.

Se faire ordonner prêtre ou rentrer chez les soeurs : est-ce qu’un formulaire existe? Quels sont les prérequis?

Se cloîtrer dans son appartement et manger toutes les boîtes de conserve : solution temporaire, mais idéale pour affoler parents et amis.

Acheter un billet d’avion pour Cuba et se cacher ailleurs comme Edward Snowden : je suis pas sûre que vous voulez avoir les États-Unis sur votre cas.

Insulter un groupe terroriste sur internet et leur fournir son adresse : je dis ça comme ça mais c’est pas une bonne idée.

Pour disparaître temporairement, je vous conseille de : 

1. Ne plus répondre au téléphone, à vos courriels et de vous cacher sous vos couvertures.

2. La même chose qu’au point précédent, mais regarder des séries toutes la journée.

3. Faire comme si vous étiez partis en vacances, mais rester chez vous.

4. Acheter une perruque et des grosses lunettes et vaquer normalement à vos occupations.

Vous avez d’autres idées? Je suis preneuse.

Des défis pour l’avion

Des défis pour l’avion

Chère Sandra,

Tu as décollé ce matin, mais n’oublies pas les défis que je t’ai lancés :

  • Te faire prendre en photo avec le pilote de ton petit avion;
  • Inukjuak a la réputation de fêter le 1er juillet en grand, donc des photos de la fête du Canada;
  • une photo d’arbre (haha, je t’ai bien eu)
  • faire le portrait d’une autre personne dans ton avion et la raison de sa présence à Inukjuak.

J’espère que ton vol se déroulera pour le mieux et que tu n’auras pas trop le mal de l’air!

Pour lire sur les angoisses de Sandra avant son départ, consultez Mes amis sont perdus.

Check mes tomates en images

Check mes tomates en images

Salut,

Si vous êtes ici c’est parce qu’on vous intéresse. Donc, on va vous en donner pour votre argent. Pour les visuels (et ceux qui ne se l’avouent pas),
voici Check mes tomates en images.

On vous promet :

Des piqûres de moustique en gros plan

Photo.moustique

Des excuses pour ne pas travailler

Capture.Checkmestomages.

Des paysages magnifiques que vous ne pourrez jamais vous payer

Alice

Des recettes et pas que de tomates

Tomates.recettes

Des brouillons mis en page

Brouillon

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Conversation aléatoire

Anna : Heille, c’est la Saint-Jean aujourd’hui!

Sandra : Ben oui, t’es en congé. Pis en plus je les entends chanter, là, dans le parc.

Anna : On fait quoi d’habitude à la Saint-Jean?

Sandra : Ben on va voir des shows…

Anna : Ah ouain? Quand est-ce qu’on a fait ça pour la dernière fois? Qu’est-ce qu’on a fait l’année passée?

Sandra : Euh, attends… ben on a niaisé dans l’parc? Comme d’habitude.

Anna : Oui, mais cette année, on pourrait se rattraper, surtout que tu pars dans 4 jours!

Sandra : Pas besoin, on les entend du balcon.

Anna : Non, mais je parle de quelque chose de différent, de drôle, de pas ordinaire.

Diane Dufresne - J'me sens bienSandra : OK, j’ai une idée, on fait du bodypainting!

Anna : Genre, comme Diane Dufresne?

Sandra : Je suis pas ben bonne pour dessiner des fleurs de lys… pis finalement, il fait un peu chaud pour de la peinture sur les boules. J’aime mieux quand elle a son smoking pas de chemise en dessous.

Anna : Ouain, je pense qu’elle aimait ça se montrer les seins.

Sandra : On pourrait aller faire du lip sync dans le parc!

Anna : On ferait semblant de chanter quoi? Gigi L’Amoroso, c’est ma toune d’été depuis 1983!

Sandra : J’ai une bonne idée, Anna, je te déguise, on va dans le parc, pis je te prends en photo!

Anna : Ah, non pas avec ce que tu m’as fait faire la dernière fois! Une poupée, c’est comme ça que tu me vois! En tout cas, t’es mieux de pas tenter la même affaire avec les jeunes d’Inukjuak.Dernier.repas.Anna

Sandra : De quoi, c’était pas cool? Tu t’es pas sentie privilégiée de pouvoir te glisser dans la peau de quelqu’un d’autre?

Anna : OK, t’as gagné, on va faire du bodypainting… Mais on apporte le chien pour faire diversion.