« Les hommes, c’est de la viande crue »

« Les hommes, c’est de la viande crue »

Je suis de retour dans la grande métropole. Déjà un festival et un lancement derrière la casquette… Ça va pas mal plus vite au sud. Faut dire qu’il y a un peu plus de monde au pouce carré. Après qu’il ait dévoré toutes les tomates de mon balcon, j’ai dit à Annabelle : « Check mon chien. J’ai besoin de grands espaces. » Depuis le temps qu’elle veut me le voler, j’ai eu peur qu’elle le fasse disparaitre.

Donc je suis partie pour une tournée rapide en Gaspésie dès mon retour d’Inukjuak. J’ai une expo en ce moment dans le cadre des Rencontres Internationales de la Photographie en Gaspésie, à Cap-Chat plus précisément. J’y ai effectivement rencontré des photographes, d’ici et d’ailleurs. Et des gens, qui visitaient les expos. Je parle de tournée parce que nous avons traversé la Gaspésie ensemble, d’expo en expo, pour découvrir les œuvres de tout le monde. Lors de ma présentation on m’a demandé : « Pourquoi deux femmes et un steak cru? » La seule chose qui m’est venue à l’esprit : « Les hommes, c’est de la viande crue. »

À mon dernier repas je veux voir mon prince charmant

De retour à Montréal, j’enclenche plusieurs projets, activités, et sorties. Faut dire qu’après deux mois de disette, les cocktails et le vin rouge des vernissages et des lancements m’ont manqué. Par contre, c’est intense de se retrouver dans un tout petit espace avec plein de monde dedans… Il fait chaud – car oui j’ai encore chaud, ça va surement passer. Il y a pleins d’odeurs, car il fait chaud, et il y a un peu moins de vent au sud pour dissiper tout.

Je regarde encore au loin, espérant croiser du regard un animal. À part des écureuils enragés et quelques chiens, rien de phénoménal pour le moment. L’espèce humaine me rassasie bien par contre. Il y a toute sorte de monde à Montréal… des petits, des grands, des barbus, des gros, des chauves, des jolis, des gentils etc. Le souci avec cette espèce, c’est que ça parle. Mais c’est correct, je suis bavarde. Petite, mon père pariait avec moi que j’arriverais pas à me taire pendant deux minutes, le tout pour un beau deux piastres en papier que je n’ai jamais eu…

Deux mois de marche à porter mon appareil photo dans le coup… Résultat des courses : une visite chez l’ostéopathe. Mon dos c’est de la compote. Pas super quand tu dois reprendre le boulot… Ben oui il le faut bien…  Je reprends le métro, boulot, dodo. Mais j’ai plus d’une carte dans ma manche. Trois projets qui s’enclenchent en même temps. J’aime ça être overbookée.

Mes prochaines aventures de création se dérouleront dans un centre hospitalier, à Laval. Vous allez me dire que c’est moins exotique qu’Inukjuak, Laval. Ça reste à voir. Je vais également créer des décors en tout genre et vous inviter à venir faire tirer le portrait. Et pour finir, je vais bosser avec des femmes qui auront pas mal d’histoires à raconter…

Back to the renard

Back to the renard

Ça y est. Le miracle a eu lieu : Sandra et Annabelle ont passé leur première soirée ensemble depuis le mois de juin. Ensemble dans la même pièce avec des amis pis de la bouffe. Parce qu’on a fait une grande bouffe pour le retour de Sandra d’Inukjuak. Elle a pris l’avion dans l’autre sens. Vers le sud. Deux arrêts, et hop Montréal en gros plan.

Annabelle était stressée. Elle avait préparé un bon repas pour sa copine. Sandra avait 2 demandes : des fruits et légumes et de la bière frette. Il y avait d’autres amis dans la pièce, on a ri, on était gênés parce que ça faisait longtemps qu’on s’était pas vus et qu’il était lundi soir, tard.

La première chose que Sandra a dit en arrivant dans sa cuisine (Annabelle avait tout préparé et attendait dans le noir) : J’ai chaud! Après 7 semaines dans le Grand Nord, Sandra bouillait dans la ville. Mais c’était quand même la plus bronzée de nous autres. On la soupçonne de s’être transformée en renard à cause de sa peau d’or. D’ailleurs, elle a rapporté dans ses bagages une peau de renard roux. Elle sent un peu bizarre — la peau, pas Sandra —, mais on va l’utiliser pour nos prochains projets.

Parce que des projets pis des idées on en a à la tonne. Vous pensiez que Check mes tomates durerait seulement l’été? Ben vous vous trompez. C’était juste un début. Sandra a des expos de prévues et des projets en branle et Annabelle peut pas laisser tomber Martin, en plus Montréal, l’automne, c’est ben beau.

AnnaSan

La traque…

La traque…

Je sens en moi le désir d’aller voir le territoire à la recherche des caribous.

Hier, une autre journée sous le soleil. Nous avons enfin un semblant d’été. Par contre, ça ne vient pas sans inconvénient : les moustiques. Pour ceux qui pensent un jour venir dans le Grand Nord, achetez pour une survie sans transfusion « Great outdoors » de Watkins. Disponible dans toutes les grandes surfaces.

Bref, pour faire changement, je suis allée me balader. Je suis sortie du village pour m’aventurer vers la toundra. Il y a tout de même un chemin. Je ne suis pas folle, je ne vais pas sortir des sentiers battus, comme ça. Personne ne sait quand je pars ou quand je reviens, donc si je me perds, personne ne va le savoir. Peut-être mes amis au Sud, mais ils vont penser, je crois dans un premier temps, à une coupure du service internet plutôt qu’à une disparition soudaine dans la toundra. Je vais avoir le temps de mourir et de perdre tout mon sang avant que quelqu’un me trouve. Je reste donc dans les espaces où une route est encore visible.

Je me suis rendue au lac, le premier le long de cette route. Car ce n’est pas ce qui manque des lacs dans le coin. Je regardais la nature s’épanouir sous le soleil, je marchais tranquillement en observant des souris des champs se chamailler. Quand tout à coup, en me relevant la tête, je vois devant moi un caribou. Surprise, car je n’en avais pas croisé près du village depuis le début de ma résidence. Ceux que j’avais vus étaient à plus de 2 h 30 de canot. Donc, il était là devant moi à me regarder l’air de dire que fais-tu là. Excitée comme une folle je prends mon appareil photo qui pendait à mon cou et je commence à faire des photos. Ce con il s’est mis à bouger et j’ai du le suivre. Je continuais à prendre des photos de lui, comme si le pape en personne était devant moi.

Toutefois, j’en ai oublié toutes mes notions de photographie, je ne pensais qu’à le suivre. Mon appareil était réglé comme toujours sur le mode manuel, j’en oubliais de changer ma vitesse d’obturation, ma mise au point et ainsi de suite. Une vraie gamine, devant ces cadeaux à Noël. Je le suis, je cours toujours avec mon appareil dans le cou. Il passe une butte, je le perds. Bon il faut dire que ça va plus vite que moi ces bêtes-là. Je me mets à regarder partout. Je le vois sur une colline devant moi. Je le regarde, il mange. Je suis en pâmoison. Je regarde au loin s’il n’y a pas de chasseur dans le coin, question de leur signifier la présence de la bête. Un VTT était en vue, je les fais s’arrêter et leur demande : « Vous êtes des chasseurs? Il y a un caribou juste là ». Un mec débarque et me dit : « Où ça? » le caribou était parti. Je croise un autre chasseur, je lui dis ma découverte comme si celle-ci valait de l’or. Il me regarde et me dit : « Il y a en beaucoup juste là derrière, je viens justement d’un tuer un. Je cherche ceux qui sont un peu plus en chair. » Ma découverte faisait tout simplement partie d’un lot…

Les week-ends à Inukjuak.

Les week-ends à Inukjuak.

Il pleut, j’irais bien au cinéma ou au théâtre. Mauvaise réponse. Il n’y a pas de cinéma, pas de théâtre, pas de restaurant et même pas de « dance floor » à la salle communautaire. À vrai dire, le village est assez désert. Pendant la période estivale, beaucoup de gens quittent le village, ils vont dans leur campement, ou plus au sud, ou encore dans un autre village du Nunavik. Pour ceux qui restent, le week-end est l’occasion de partir à la pêche, à la chasse, ou tout simplement d’aller camper dans les îles. Comme je ne possède ni canot, ni VTT et encore moins de tente, je ne peux pas partir les week-ends à la découverte du territoire.

Il me reste comme divertissement les balades, pour photographier le paysage, la lecture (merci Annabelle de m’avoir donné plein de livres à lire, même si j’arrive déjà au bout de ceux-ci), la télé (après avoir revu X-Men trois fois, et comme les canaux intéressants sont bloqués, je regarde des séries que j’ai déjà vu), et internet sur lequel tu ne peux pas regarder de vidéos, car la connexion est trop lente. J’ai une petite radio – oui oui ce truc qui capte le Fm et le Am, mais je capte que deux fréquences, soit le canal Fm du village qui ne fonctionne pas le week-end, car tout le monde est parti, et CBC Nunavik.

Une chance que j’aime ça la musique country. Je réussis par moment à me connecter à la première chaine de radio Canada via internet, car le week-end la connexion est meilleure. Il n’y a personne sur le réseau. Il faut savoir qu’ici le réseau est fourni par satellite, donc par mauvais temps (ce qui arrive régulièrement ici), la connexion est interrompue. Il y a une semaine nous avons été coupés durant plusieurs jours.

Pour me changer les idées, je me suis rendue à la coop pour faire mes courses. Parenthèse, quand je fais mes courses, j’achète des provisions seulement pour deux ou trois repas. Faut dire que ça fait partie de mes activités de divertissement d’aller acheter à manger. Donc, je me suis rendue à la coop faire mes achats. Au moment de payer, je sors ma carte et on me dit : « Désolé, pas de réseau, pas de paiement par carte ».

En plus, tout est fermé le dimanche.

Une chance que Raisa soit là. On parcourt ensemble les étendues de roche et on s’extasie sur les champs de petits cailloux parmi les masses impressionnantes des grands rochers, on discute de leurs couleurs et de leurs formes particulières. On va voir les chiens, on caresse leurs bébés, on discute avec les enfants qui jouent, et on recherche des animaux : ceux que l’on trouve sont le plus souvent morts. Hier soir, nous avons soupé ensemble et dansé dans le salon sur la musique entrainante de CBC Nunavik. C’est bizarre à dire, mais ici je préfère les lundi…

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Mes princesses

Mes princesses

Mon projet se développe enfin.

J’ai réussi à me trouver quelques princesses. Je m’étais inventé toute une histoire sur une femme qui attend désespérément son fiancé. Bon, je me complique souvent les choses. J’ai écrit tout un scénario, dans lequel il y avait ben du monde et ben des shots. On allait partout, on faisait un film. Un peu mégalo la fille. On se calme, on regarde ce que nous avons entre les mains et on analyse. Ce que je n’ai pas: une équipe, du matos d’éclairage, des techniciens et d’autres affaires. Par contre, ce que j’ai à disposition et que j’ai souvent pris en photo depuis le début de mon arrivée : de magnifiques paysages. On va faire avec ça et je dois avouer que c’est déjà beaucoup.

J’ai rencontré Penina, une adolescente du village qui a accepté généreusement de faire des photos avec moi. Nous avons commencé par faire sa tenue, car lors de la confection j’avais encore l’idée de faire mon projet de princesses éplorées. On passe une journée entière à trouver de la fourrure, des accessoires et l’essentiel: un parka. On a coupé, cousu, arrangé et préparé les mises en scène. Nous avions prévu  de commencer les photographies dès le lendemain.

 

Pas de chance pour nous, le soleil nous a boudés, et ce pendant plusieurs jours. À un moment donné, le soleil a daigné faire acte de présence. On est parties heureuses vers la toundra. Je voulais pour une des photographies des bois de caribous. On s’est rendu dans la toundra en VTT à la recherche de ceux-ci, on en a vu au loin. Penina m’a dit : « je vais aller les chercher avec le Honda ». Elle a pris la direction des bois de caribous. Tout d’un coup, j’ai remarqué qu’elle n’avançait plus. Le VTT a été englouti dans la boue. Elle a été prise, incapable de sortir de là. On a dû rentrer au village, chercher de l’aide. Après 1heure de marche, on est enfin arrivées au village. Son père n’étant pas là, on dû attendre le soir venu pour retourner chercher le VTT.

La journée de shooting était donc à l’eau, ou plutôt dans la boue.  J’ai appris au même moment que Penina partait pendant plus de 15 jours pour des compétitions sportives. Retour à la case départ, j’avais plus de modèle. Heureusement, elle m’a présenté sa cousine.

 

J’ai du recommencer tout le processus. C’est à ce moment là que j’ai réalisé que j’allais faire simple. Je dois avouer que c’était ma meilleure idée depuis le début de cette résidence. De plus, mon nouveau modèle n’a que 13 ans et sa copine qui par le fait même a accepté de faire les photos a le même âge. On ne possède plus de VTT, on doit tout faire près du village. Ça a bien donné, je commençais à savoir part cœur où trouver les beaux spots et les plus beaux chiens. Dans le fond, je me suis dit : « Des roches c’est beau, la plage, ça fait rêver, on va donc faire les photos là ».

deuxfillesgrise

La chasse

La chasse

Finalement, je suis allée à la chasse aux phoques.

Ce n’est pas parce que j’avais de nouveau mal à l’oreille que j’ai décidé de partir chasser le phoque, le caribou et les canards, mais plutôt une envie de voir un peu du pays. Avec mon amie Raisa (une femme très gentille qui est arrivée à peu près en même temps que moi à Inukjuak), nous sommes parties à l’aventure : bottes de pluie, manteau, chaussettes chaudes et pleins d’autres trucs pour notre survie.

Nous n’avions aucune idée de l’endroit où nous allions chasser. On s’est glissées dans le canot et on s’est laissées porter par la conduite assurée de Moese notre guide. Premier arrêt : une île. Bien oui, on est dans la baie d’Hudson. On s’arrête le temps de prendre le thé et on en profite pour partir à la découverte de ce petit bout de terre. On voit quelque chose au loin.  « Un lapin !». On regarde. Ça bouge. C’est ben plus gros qu’un lapin… Il est loin : « Non c’est un renard », dit-elle. On regarde, on observe, il y en a plusieurs. Ils entrent dans leur terrier et ressortent plus loin. Ils se jouent de nous.

Soudain, il y en a un qui décide de courir vers nous. On se regarde, on se demande en même temps : « C’est dangereux un renard? » On ne sait pas, donc on court … On retourne au canot et on y rencontre de nouveaux amis qui vont nous accompagner au campement de chasse : Bob, son fils et l’ami de son fils.

On repart en direction du campement, toujours aucune idée d’où il peut bien se trouver à vrai dire, je me demande réellement comment ils s’orientent sur cette vaste étendue d’eau. Le brouillard s’installe, on ne voit rien. Inquiètes, on se dit : « Ils doivent savoir s’orienter ». Après une heure, je crois, on arrive. On sort tout et on commence à monter les tentes. Je dois vous avouer que je hais ça dormir dans une tente. J’ai trop d’imagination. C’est pas mal utile pour mon métier, mais pas pour dormir dans une tente dans le noir avec toutes sortes de bruits environnants. Mais là, pas d’arbres, pas d’herbes, que des roches et la nuit qui est très courte, de minuit à 4 h environ. Sans compter les 6 chasseurs qui savent quoi faire si un animal arrive. Bref, de quoi dormir tranquille. Le seul hic, c’est que c’est quand même pratique un arbre pour se cacher quand tu veux faire tes besoins.

Mon souhait le plus grand était de voir des phoques. Eh bien au matin, le soleil brillait et un phoque a pointé son nez dans la baie calme pour nous dire bonjour. Dommage pour lui, on a sauté dans le canot pour le chasser. Après deux heures et demie, on revient sans phoque. Ça nage vite ces bêtes-là, et comme il n’y a que la tête qui sort de l’eau, pas facile de le shooter.

 Une autre aventure dans le canot, on a pris la direction du bol de toilette (c’est comme ça qu’ils appellent cette endroit, à cause de sa forme en cuve). On part à la chasse aux caribous. Tout le monde scrute les ilots de terre à la recherche d’un panache qui dépasse. Toujours dans le canot, on en aperçoit un. On s’approche, il est au bout de l’île. Je me dis : « Il est pris, il va s’enfuir de l’autre côté ». Pas vite la fille, ça nage un caribou. Sinon comment veux-tu qu’ils passent d’une île à l’autre? Pour ma défense, je suis habituée avec les orignaux et les chevreuils dans le bois… Il saute à l’eau, on s’approche et on le tire. J’ai vu le caribou courir, sauter, nager, flotter, être tiré hors de l’eau, sur le dos, avec pu de peau, avec pu de tête et pour finir en petits morceaux. Il faut bien qu’il rentre dans le canot.

En ce qui me concerne, la chasse fut très bonne : 1500 shoots pour une prise de plus de 32 Go.

Caribou Ginette!

Caribou Ginette!

Est-ce que tu as mangé du phoque? non pas encore!

Mais j’ai mangé du caribou.

Recette de Caribou.

Premièrement pour bien réussir cette recette, vous devez vous rendre dans la toundra. Vous avez le choix, soit que vous y allez en canot ou bien en VTT. Vous apportez un nécessaire de survie et de chasse. Un bon fusil, des jumelles (je pense, du moins moi j’en prendrais), un bon couteau (savik) si jamais on doit couper la bête sur place. C’est vrai, je n’ai pas encore vu de caribou exposé sur le hood d’un char comme j’ai pu souvent le voir à Chartierville. Toutefois, si vous n’êtes pas en mesure de vous rendre dans la toundra, vous pouvez aller chercher votre pièce de viande au congélateur commun du village, mais pour ça, il faut la clé.

Si vous n’avez pas la clé, vous pouvez toujours aller casser la croûte au village dans ce que j’oserais nommer un pique-nique communautaire : un rassemblement où tout le monde vient manger ensemble et prendre de la nourriture pour emporter. Mais j’ai aucune idée comment les Inuits appellent cette activité. Un genre de souper spagate du festival de la chasse. Par contre, à ce pique-nique on trouve bien autre chose que des pâtes. Il peut y avoir du béluga, des Canada Goosse, des oursins, du poisson, du caribou. Bref, un vrai festin de chasse et de pêche. Néanmoins, je n’ai fait aucune de ces actions, ma princesse de l’Arctique (que j’ai enfin trouvé et dont je vous parlerai plus tard), Penina, m’a concocté un bon repas de caribou. (C’est elle qui est allée dans la toundra tuer ledit animal.)

festin

Mais lorsque vous avez le caribou, il vous faudra toutefois d’autres ingrédients :

  • Une patate
  • Un oignon
  • De l’huile de canola

Vous accompagnez le caribou d’une salade verte (c’est ma partie).

Tout d’abord, à l’aide de votre ulu, découpez en cube la pièce de viande. Au passage, mangez quelques morceaux crus question de tester la marchandise. Réservez une partie du gras (celle qui se défait en filaments) pour plus tard.

Coupez également votre patate et votre oignon en cube.

Faites revenir les oignons dans l’huile pour ensuite ajouter la patate. Faites cuire lentement, dès que cela semble commencer à bien cuire, ajoutez le caribou. Couvrez et laissez mijoter le tout.

cuisson

Pendant ce temps, lavez votre salade qui vous aura couté au mois de juillet 3,50 $ (c’est du made in Qc!) Coupez-la à main nue pour ne pas faire rouiller celle-ci.

Vous ajoutez un peu de légumes, ce que vous avez à la portée de la main, dans mon cas un concombre à 2,18 $ et un poivron rouge à 4,30 $, toujours made in Qc. Salez et poivrez en y ajoutant un filet d’huile d’olive (que vous avez apporté dans vos bagages).

Servez et mangez.

Dès que le repas est terminé, goûtez les filaments de gras que vous avez précieusement gardé. Ceux-ci aident à la digestion.

Lors du repas pris en compagnie de ma princesse, j’ai également appris que lorsque l’on mange du caribou cela nous aide, en période de froid, à augmenter la température de notre corps. C’est un secret, mais cela rend aussi les gens plus forts!