Mon ami le vent

Mon ami le vent

Disparaître. Pas disparaître contre son gré, mais de son plein gré. S’absenter, s’égarer, s’envoler, s’effacer. Dans les films, tout le monde disparait tout le temps. Il y a des policiers, des gens qui pleurent, des mères en détresse, des pères au bord du gouffre.

Ma rue est pleine d’affiches de chats bien-aimés disparus. Volatilisés. Ils sont où tous ces chats perdus? La disparition est toujours quelque chose que l’on se fait imposer. On choisit rarement de disparaître. Pourquoi vouloir disparaître d’ailleurs?

Depuis toujours, je m’imagine que d’un seul claquement de doigts ou d’un seul battement de paupières, je peux passer d’un monde, d’un univers à l’autre (à supposer qu’il existe des mondes différents), où les lois et réalités sont complètement différentes. Mais peu importe l’endroit, je les connais à la perfection et peux choisir avec plaisir où je suis, quand j’y suis et pourquoi j’y suis. Un peu comme si mon cerveau était à la fois une machine à voyager dans le temps et une tentative constante de téléportation.

Et la disparition, là dedans? Et bien, c’est là tout le point. Il faut beaucoup d’imagination pour disparaître de son plein gré. Et mes tentatives jusqu’à présent sont restées vaines.

Mais hier soir, j’ai eu une bonne idée. Comme il faisait bien chaud, j’ai rassemblé les ventilateurs de la maison dans le salon, donc 3 ventilateurs, c’est déjà pas si mal. Je les actionné à puissance maximale et les ai dirigé vers moi, pour créer comme un flux, un gros vent, une tempête dans l’appartement. Là, je me suis concentrée très fort pour léviter dans le sens du vent. J’ai essayé de me faire la plus légère possible et de ne penser à rien, sauf à disparaître. Je deviendrais le vent.

Pour l’opération, j’ai bien sûr fermé les yeux… Fort, très fort. Quand je les ai rouverts quelques minutes plus tard… j’étais toujours là. Dans mon salon. À avoir chaud.

Je pense que je ne suis pas bien bonne dans les disparitions.

Mal d’oreille

Mal d’oreille

Je vais devoir aller à la chasse aux phoques!

Depuis trois jours j’ai un mal d’oreille qui me tenaille les circuits du cerveau. J’ai essayé les gouttes de la pharmacie, les pompes et tous ces machins, mais rien à faire, j’ai toujours mal. Je crois que c’est le vent et le froid qui ont eu raison de moi. Car si vous ne le saviez pas, il existe peu de jours où le vent ne souffle pas ici. Je suis tout près de la mer, entendez la baie James.

Je suis un peu inquiète pour mon souhait d’aller à la pêche aux phoques. Lors de  mes nombreuses excursions et balades quotidiennes, je n’ai pas vu l’ombre d’un phoque. Pas même un petit bout de museau qui sort de l’eau et pourtant j’ai pratiqué l’appel du phoque. Ils ont peut-être peur de moi. Toutefois, j’ai trouvé la plume d’oiseau qu’il me faut.

oiseau

Sur le site d’Avataq, je trouvé la solution à tous mes maux :

On fabrique des gouttes pour les oreilles avec de la graisse de phoque crue, bouillie ou rance. Bien effilée, c’est l’extrémité d’une plume d’oiseau qui servira de pipette. On dit de ce traitement qu’il est bien plus efficace que les médicaments « modernes », mais on doit l’administrer avec soin. Une Inuk nous a raconté qu’un jour qu’elle avait versé des gouttes d’huile dans l’oreille d’un patient, il en était sorti une fourmi, ce qui l’avait bien étonnée.

De plus, si je réussis à trouver le phoque qu’il me faut, il me sera utile pour plein d’autres bobos. Pas que j’ai envie d’être malade ici, mais j’aurai tout ce qu’il me faut le moment venu.

Médecine traditionnelle : La graisse de phoque

On a appelé la graisse de phoque la pénicilline naturelle du Nord, et cela semble bien vrai puisqu’en médecine traditionnelle, on s’en sert plus que tout autre produit animal ou végétal. Elle est plus efficace, plus utile et plus répandue que d’autres graisses animales comme celle du caribou ou de l’ours; on peut s’en servir crue, bouillie ou même rance.

Lorsqu’on tue un phoque, la graisse destinée à l’usage médicinal doit être finement tranchée plutôt que pressée. On tente de préserver les parties qui contiennent le plus d’huile, soit le cou en été, et les hanches en hiver. La graisse doit être bien propre, sans viande, sang, ni poussière.

Bien que l’espèce de phoque importe peu, on semble préférer la graisse du phoque barbu, de préférence très jeune. En général, on se sert de la graisse provenant d’un mâle pour soigner une femme et vice versa.

La graisse de phoque sert souvent à traiter les infections cutanées. Appliquée en tranches minces ou frottée sur la peau, elle guérit efficacement les coupures, les brûlures, les blessures, et l’impétigo, sans compter qu’elle arrête l’épanchement du sang. On peut la mâcher pour soulager les maux de gorge; versée au compte-goutte, elle guérit la cécité des yeux et les maux d’oreilles.

Jobie Cookie raconte l’histoire suivante pour prouver l’efficacité de ce remède. « Quand j’étais enfant — Ô! nous étions tous de petites pestes —, quelqu’un m’a fendu le doigt d’un coup de hache par accident. Mon doigt tenait à peine par un petit bout de peau. Nous y avons frotté de la graisse de phoque, et cela a mis tout un hiver à guérir. Mais le voilà… Si cela arrivait aujourd’hui, je vous parie qu’on me l’amputerait. »

On peut aussi faire bouillir la graisse de phoque. Certains la laissent mijoter jusqu’à ce qu’elle soit noire car « plus ça mijote, meilleur c’est », nous dit-on. Pendant la cuisson, on teste la température avec une aile d’oiseau dont on place l’extrémité dans la graisse; si elle brûle, l’huile est prête. On conserve la graisse bouillie dans des viscères d’animaux (l’estomac, la gorge, les nageoires) que l’on conserve dans un endroit frais. On en absorbe à la cuiller pour combattre la toux ou faciliter la respiration. Parfois mêlée à des feuilles de thé du Labrador, on la frotte sur la peau pour traiter les engelures, les rhumes et les malaises généraux, mais on doit en ingérer pour qu’elle soit vraiment efficace.

La graisse rance mâchée et mélangée à du duvet de lagopède peut traiter les coupures; en gouttes, elle est efficace contre les maux d’oreilles.

Extrait tiré du site de l’Institut culturel Avataq : Médecine traditionnelle : La graisse de phoque

Boire l’été

Boire l’été

Cher Sandra,
C’est l’été et mes sens sont en alerte. J’ai soif, j’ai chaud, j’ai faim. Mais dès qu’il fait trop chaud, comme la semaine dernière à Montréal, j’aime bien me préparer plein de trucs à boire glacés. Je t’en ai déniché un que tu vas adorer : gaspacho de fraises et crème fouettée au basilic. Je le sais, cette recette peut avoir l’air étrange avec des fraises+basilic+tomates, mais attends d’y goûter.

Ce qu’il faut
Environ 1,5 litre de fraises (un panier moyen)
1 belle tomate
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
10 feuilles de menthe
1/3 de tasse de sirop d’érable ou plus parce que c’est bon
1 tasse de crème à fouetter
20 feuilles de basilic
2 cuillères à soupe de sucre à glacer

Comment faire
Tu dois laver et équeuter les fraises. Ensuite, tu les coupes en 2. Tu peux en garder quelques-unes pour la déco à la fin. Tu coupes aussi la tomate et tu mélanges le tout au robot.  Tu ajoutes à ce mélange l’huile d’olive, la menthe et le sirop d’érable. Le mieux c’est de laisser la mixture au frigo quelques heures.

Maintenant, il faut faire la crème fouettée : Dans un bol, tu ajoutes le sucre à glacer et la crème. Après tu brasses jusqu’à temps que ça épaisssise, puis tu ajoutes le basilic ciselé.

Le temps est venu de déguster. Tu verses le gaspacho dans des beaux verres et y ajoutes la crème fouettée au basilic. Pour que ça soit beau, quelques fraises et des feuilles de basilic sur le dessus des verres font l’affaire. Bois vite avec une paille.

Certains pensent que d’ajouter du rhum là-dedans, ça peut pas faire de mal. À toi de voir!

Conversation aléatoire 2 : de l’importance de l’eau

Conversation aléatoire 2 : de l’importance de l’eau

Sandra : J’ai pu d’eau depuis 3 jours!

Anna : Comment ça?

Sandra : Ben, dans mon immeuble, il y a une tank, mais là y’a un fuck!

Anna : Attends, je comprends pas. L’eau vient pas des égoûts ou d’un puit?

Sandra : Ça paraît que t’es une fille de la ville! Pis en plus, des égoûts dans le pergélisol! Comme à Chartierville, l’eau vient pas de l’aqueduc. Ici, il n’y pas de puit ou de truc du genre. L’eau est puisée à même la rivière. Tous les jours des camions-citernes vont y puiser l’eau pour ensuite la distribuer de maison en maison. Un peu comme le laitier avant.

Anna : Mais là, c’est quoi le fuck?

Sandra : Si je le savais j’aurais résolu le problème depuis longtemps.

Anna : Ben là t’es capable de réparer une fournaise, de sabler des plafonds, de conduire des skidoos, de corder le bois dans la cave, mais t’es pas capable d’arranger ta tank à eau.

Sandra : J’ai pas la clé pour accéder à la dépendance où se trouve la tank! Pis avant de trouver la bonne personne qui a la bonne clé… t’attends 3 jours pour avoir de l’eau.

Anna : Wohh, minute. T’es-tu en train de me dire que tu t’es pas lavée depuis 3 jours? C’est ça le smog de Montréal?

Sandra : Ben, je suis plus au nord, donc tout va bien.

Anna : Pis pour boire?

Sandra : Je suis allée chercher l’eau à la rivière…

Anna : Elle est bonne?

Sandra : C’est la même que dans la tank.

Anna : Ahh… As-tu commencé à faire des photos?

Sandra : C’est pas parce que je pue que je peux pas faire de photos! Hier, il y avait du brouillard (on voyait rien pantoute) et je suis allée sur la plage et dans le village. Plein de monde en 4 roues et un enfant qui courrait partout dans les nuages. Pas d’avions dans le ciel non plus.

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Anna : En gros, t’as essayé de disparaître?

Sandra : Oui, mais mon odeur a été retracée par les chiens du coin et j’ai dû revenir vite à l’appartement.

Anna : Et là t’avais plus d’eau?

Sandra : Et j’en ai toujours pas! Au moins hier, il y avait le bingo à la radio pour me désennuyer. Mais comme c’était en inuktitut, je sais pas si j’ai gagné. Tu fais quoi toi à Montréal? Moi j’ai pas d’eau, pis toi hier t’avais pas d’électricité.

Anna : J’ai pleuré dans le noir, je savais plus quoi faire, mon téléphone avait plus de batteries, donc même pas de Ruzzle! Imagine!

Sandra : J’ai internet, le câble, mais pas d’eau… et comme c’est parti, j’en aurai pas avant lundi.

Anna : Je bois un verre d’eau montréalaise à ta santé et te souhaite une bonne fin de semaine.

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Conversation aléatoire 1 

J’aime ça moi les chiens…

J’aime ça moi les chiens…

Un de ses soirs que je m’ennuyais de mon chien et où j’entendais ceux d’ici hurler à la lune qui n’est pas là, j’ai vu, devant ma fenêtre, passé un merveilleux petit malamute d’à peine deux mois.

Dans mes balades quotidiennes (plusieurs par jour!), je croise beaucoup de chiens. D’ailleurs, j’ai toujours un caillou dans ma poche droite au cas où ils aimeraient faire un gigot de ma jambe. (Ça fait partie des 428 recommandations et conseils que j’ai reçus.)

Je ne suis pas réellement surprise d’en voir en si grand nombre surtout que j’en croise autant près de la maison à Montréal. Le chien est important pour les Inuits, il a longtemps été et il est toujours son fidèle compagnon de route et d’excursion. Sa fourrure sert régulièrement à la confection de vêtements. Sans compter que le chien a également des pouvoirs curatifs. Pour ceux qui souffrent de furoncle, de verrue ou d’autres trucs du genre, voilà ce que vous devez faire. Par contre, comme vous allez le remarquer, il faut des ingrédients un peu particuliers. Je vous suggère d’aller au boucher du coin pour peut-être trouver de la peau de caribou…

Médecine traditionnelle : Le chien

S’ils ne sont « ni trop mous, ni trop durs » et proviennent d’un animal en santé, des excréments de chien enveloppés dans une peau de caribou et un linge peuvent servir à faire suppurer un furoncle. Réchauffés et frottés directement sur la peau, ils agiront contre les engelures et l’impétigo. Ils servent aussi à « exorciser » le bourbillon d’un furoncle; en effet, on place le pus dans les excréments pour que le malade ne soit pas affligé d’autres furoncles pendant longtemps.

On frotte de la graisse de chien sur les verrues ou sur un furoncle ouvert pour empêcher la peau de guérir avant que la chair ne se soit reformée. La peau provenant du côté d’un jeune chien est aussi très efficace pour faire suppurer les furoncles. (Tiré du site de l’Institut culturel Avataq)

Belles photos de chiens!!

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Méthodes pour disparaître

Méthodes pour disparaître

Disparaître : il y a plusieurs méthodes pour y arriver. Voici quelques exemples pour disparaître efficacement vous aussi.

Piloter une machine à voyager dans le temps : ce pourrait être une bonne idée. Vous avez le numéro du Dr Who?

Nouvelle identité+opération faciale : John Travolta l’avait essayé dans Face/Off avec un résultat mitigé.

Changer de pays et pas le dire à sa famille : cette option annule pratiquement vos chances de retour.

Acheter une nouvelle identité sur internet et s’enfuir : est-ce qu’il y a déjà quelqu’un qui l’a fait et pourrait m’aider?

Regarder La piel que habito et y penser à deux fois pour une opération de changement de sexe : je sais pas vous, mais moi ce film m’a mis mal à l’aise.

Déménager à Inukjuak : Sandra l’a fait, mais elle n’est pas vraiment disparue.

Se faire ordonner prêtre ou rentrer chez les soeurs : est-ce qu’un formulaire existe? Quels sont les prérequis?

Se cloîtrer dans son appartement et manger toutes les boîtes de conserve : solution temporaire, mais idéale pour affoler parents et amis.

Acheter un billet d’avion pour Cuba et se cacher ailleurs comme Edward Snowden : je suis pas sûre que vous voulez avoir les États-Unis sur votre cas.

Insulter un groupe terroriste sur internet et leur fournir son adresse : je dis ça comme ça mais c’est pas une bonne idée.

Pour disparaître temporairement, je vous conseille de : 

1. Ne plus répondre au téléphone, à vos courriels et de vous cacher sous vos couvertures.

2. La même chose qu’au point précédent, mais regarder des séries toutes la journée.

3. Faire comme si vous étiez partis en vacances, mais rester chez vous.

4. Acheter une perruque et des grosses lunettes et vaquer normalement à vos occupations.

Vous avez d’autres idées? Je suis preneuse.

J’ai vu une bête féroce

J’ai vu une bête féroce

Bonjour Annabelle,

Mon périple jusqu’à Inukjuak s’est bien passé… Monte, descend, monte.

J’ai fait mes devoirs pour les défis que tu m’avais donnés…

  • Photo avec le pilote : j’ai pas réussi… Il ne sortait pas de sa cabine!! Au retour, je te promet d’essayer plus fort…
  • Le 1er juillet : il y a des hot-dogs pis des boissons offerts près de la plage demain pour la fête du Canada. Je vais prendre plein de photos!
  • J’ai réussi pour la photo d’arbre : nanananan!! Tu croyais m’avoir?

Arbre Inukjuak

J’ai aussi une petite histoire pour toi.

Elle s’appelle : « Ma première rencontre avec une bête féroce »

Je me baladais à l’extérieur du village là où il a des nouvelles constructions. Je me rendais tranquillement à la jetée pour y admirer un monument érigé à la mémoire des déportées de 1953.

Tout à coup,  je me retourne pour admirer le paysage et je la vois.

Elle était là devant moi, sentant ma présence, elle a cherché à protéger son territoire. À pas de loup,  je me suis approché pour la prendre en photo, mais j’ai quand même gardé mes distances. Le peur était dans mes tripes, de grosse gouttes sont venues perler sur mon front. J’ai pris la photo et je suis partie à reculons en gardant un œil sur elle.

Bête féroce

Des défis pour l’avion

Des défis pour l’avion

Chère Sandra,

Tu as décollé ce matin, mais n’oublies pas les défis que je t’ai lancés :

  • Te faire prendre en photo avec le pilote de ton petit avion;
  • Inukjuak a la réputation de fêter le 1er juillet en grand, donc des photos de la fête du Canada;
  • une photo d’arbre (haha, je t’ai bien eu)
  • faire le portrait d’une autre personne dans ton avion et la raison de sa présence à Inukjuak.

J’espère que ton vol se déroulera pour le mieux et que tu n’auras pas trop le mal de l’air!

Pour lire sur les angoisses de Sandra avant son départ, consultez Mes amis sont perdus.

Mes amis sont perdus

Mes amis sont perdus

Je pars finalement demain, le vendredi 28 juin à 8 h du matin. Arrivée : 13 h 52 à Inukjuak. En attendant, réunion et autre gros projet de photos pour septembre, description et argumentaire à construire… et en plus ma valise est pas faite. C’est pas comme si je partais à Hawaï (1 bikini+1 robe).

J’angoisse de plus en plus sur mon moyen de transport, je prends comme un espèce de taxi volant. J’atterris et je décolle au moins 3 fois. Je vais prier le petit Jésus souvent… Je hais les atterrissages…

Vous pensez que je vais sentir les atterrissages avec ça?
8736820324_665074ce3a_zJe pense maintenant  à mes habits d’hiver que je dois sortir, mais il fait beau là bas, c’est MétéoMédia qui me le dit, et ils ont toujours raison, non?

Température ressentie à Inukjuak : 10 degrés. C’est quand même au-dessus de zéro.
MeteoMedia.InukOK, il va peut-être neiger durant l’été (c’est ce qu’on m’a dit dans mes 428 recommandations et conseils), mais je suis certaine que non. Je suis sûre que non. Dites-moi que non.

Est-ce que c’est moi ou mes amis sont bizarres?
Plusieurs me demandent des trucs étranges, comme si je vais manger du phoque, faire du traineau à chien ou encore aller chasser ou pêcher.

« Tu m’envoie des photos sur le net et surtout tu téléphones. » OK, je veux bien, mais je ne crois pas avoir de réseau de téléphone là-bas, je ne l’ai même pas à Chartierville (vous savez pas c’est où, c’est normal, c’est là où je suis née).

Pour Internet, c’est bon. Je vais l’avoir… Ouf! Il y a bien un fournisseur internet : Tamaani. Leur slogan : L’éloignement sans l’isolement!

Voici les réponses à certaines de vos questions :

  • Non, je ne pourrai pas aller à la chasse aux phoques ou encore caresser des ours polaires. Je ne pars pas en excursion au zoo de Saint-Félicien.
  • Traîneau à chien : au mois de juillet, je suis pas certaine… que sur la roche ça glisse tellement. Et ils se déplacent en 4 roues, comme à Chartierville…
  • Chasser ou pêcher ??? Pêcher peut-être, chasser, non, surtout pas du phoque, ça c’est l’hiver… je crois…
  • Manger du phoque : on verra, mais il faudrait que le petit Jésus me parle.

Je me demande réellement comment mes amis peuvent croire que je vais voir des ours polaires, mais qu’ils ne peuvent s’imaginer que je n’aurai pas de wifi.

Je vous promet que si je vois un ours polaire je fais une photo, mais c’est pas grave s’il est loin?

Check mes tomates en images

Check mes tomates en images

Salut,

Si vous êtes ici c’est parce qu’on vous intéresse. Donc, on va vous en donner pour votre argent. Pour les visuels (et ceux qui ne se l’avouent pas),
voici Check mes tomates en images.

On vous promet :

Des piqûres de moustique en gros plan

Photo.moustique

Des excuses pour ne pas travailler

Capture.Checkmestomages.

Des paysages magnifiques que vous ne pourrez jamais vous payer

Alice

Des recettes et pas que de tomates

Tomates.recettes

Des brouillons mis en page

Brouillon

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