Lire au nord du 55e parallèle

Lire au nord du 55e parallèle

Chère Sandra, tu pars dans quelques jours, mais je tiens à te fournir une bibliothèque estivale de qualité, même si les livres c’est lourd dans une valise.

La maison aux espritsLa maison aux esprits d’Isabel Allende : une grande saga qui saura nourrir ton intérêt pour le mystère et les malédictions familiales. Tu y croiseras une jeune fille aux cheveux verts, un chien géant portant le nom de Barrabas et peut-être des fantômes. Une lecture volumineuse, mais en format poche pour ta valise.

Et au pire, on se mariera

Et au pire, on se mariera de Sophie Bienvenu : récit poignant d’une auteure rosemontoise prometteuse, tu pourras te glisser littéralement dans la peau d’Aïcha, adolescente torturée et déchirée. Comme tu vas travailler avec les jeunes d’Inukjuak, ce récit à la première personne est tout indiqué pour ton périple.

Paris vs New YorkParis vs New York de Vahram Muratyan : ouvrage d’illustrations qui met côte à côte l’âme de Paris et celle de New York, deux villes que tu connais et aimes. Pour te rappeler qu’Inukjuak n’est pas le seul village de la terre.

Nécropolis

Nécropolis d’Herbert Lieberman : ne jamais partir sans son policier! Et celui-ci est particulièrement savoureux et macabre. Tu feras la connaissance de Paul Konig, médecin légiste en chef de New York, seigneur et maître des morgues de la ville. Comme il fait toujours soleil où tu seras, un peu de noirceur te fera du bien.

Villes mortesVilles mortes de Sarah Berthiaume : tu vas adorer l’écriture savoureuse de cette auteure (Yukonstyle, c’est elle). En 4 courts chapitres (c’est un petit livre), Berthiaume nous fait découvrir 4 villes : Pompéi, Gagnonville, Kandahar et le quartier DIX30 et y met en scène des situations explosives, apocalyptiques dans leur profondeur. Et en plus, il y a des illustrations de Sébastien Thibault.

Les essentiels pour un bel été dans le Nord

Les essentiels pour un bel été dans le Nord

J’arpente depuis quelques semaines tous les bazars et autres magasins pas chers de Montréal. Je n’ai jamais autant été de ma vie au Dollorama. C’est que je devais envoyer par cargo du matériel pour mon projet et des articles pour ma survie.

Dans ma caisse, j’ai mis :

  • 6 ponchos jaunes pour faire de la belle couleur dans mes photos
  • 6 lampes en papier chinois laides fonctionnant avec des piles AA non comprises
  • des piles AA
  • de la bouffe, dont des graines à faire germer avec leur pot (car je ne sais pas s’il y a beaucoup de légumes à Inujkuak et moi j’aime ça les légumes), des céréales santé et des fruits déshydratés que je vais tenter de réhydrater
  • des robes de soirée si jamais on m’invite à un repas diplomatique
  • des pots de mousse pour faire des bulles
  • des craies de couleur pour écrire sur les roches
  • des fleurs en plastique pour décorer ma nouvelle maison
  • mon trépied et du papier photo pour imprimer des photos et des cartes postales que je vais envoyer à Annabelle
  • un filet à moustiques pour me protéger des hordes sauvages de moustiques
  • un peu de linge d’hiver… mais pas trop, c’est quand même l’été
  • et d’autres affaires que je peux pas vous dire mais dont Annabelle se doute

P.-S. Malheureusement, mon chien s’est enfui de la caisse. Je vais devoir le laisser à Montréal.

Les plus belles tomates du monde

Les plus belles tomates du monde

C’est l’histoire d’une famille d’écureuils. Ils habitent dans la ruelle derrière chez moi.

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Leurs vies se résument à : trouver à manger, se courir les uns après les autres sur les fils électriques, visiter tous les balcons de la ruelle et vérifier les vivres emmagasinés un peu partout. Une belle vie que celle des écureuils montréalais.

Je les observe tous les matins en prenant mon café. Et à cause d’eux, j’avais abandonné l’idée de planter des tomates. Mes dernières tentatives avaient échoué. Tragiquement.

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Chaque fois qu’un petit fruit vert tentait frileusement une sortie, les rongeurs se passaient le mot : tomate en vue sur le balcon du deuxième. Cible à atteindre maintenant. Jamais je n’ai pu déguster les tomates poussées sur mon balcon. Les écureuils se gardaient ce plaisir. Même s’ils abandonnaient toujours leur forfait quelques mètres plus loin.

Mais je suis coriace. Je veux des tomates. Et je les aurai. Les écureuils n’ont qu’à bien se tenir cet été.

Il y a deux jours, les premiers petits fruits ont fait leur apparition. Je les regarde attentivement. Comme une mère couve ses petits. Je regarde aux alentours et ne voyant pas d’écureuils, je défie le vide du haut de mon balcon : ceci est mon territoire. Qui que vous soyez, tenez-vous en loin.

Mes incantations ont fonctionné jusqu’à présent. Je me sens comme une sorcière. Mes ennemis : de petits rongeurs que les touristes se font un plaisir de nourrir et de prendre en photo. Mes armes : ma volonté et du grillage à poule (un vieux truc d’un de mes oncles). J’ai gagné la première manche.

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Prendre l’été par le cornet

Prendre l’été par le cornet

Sandra a acheté hier son billet pour Inukjuak. Son départ est prévu pour le 27 juin… plus que 15 jours. Elle organise les derniers détails de son départ et on pleure un peu car on ne sera plus ensemble dans peu de temps. Mais on est habitués. Elle part tout le temps. Et je reste souvent. Avec qui je vais manger mes cornets cet été?Manger des cornets.1Manger des cornets.2

Check mes tomates.1

Check mes tomates.1

Imaginez : deux amies pour la vie séparée le temps d’un été. L’une s’en va à Inukjuak pour un projet photo et l’autre reste à Montréal pour écrire. Check mes tomates est tout ce qu’elles ont trouvé pour se challenger sur leurs projets de création et faire comme si elles étaient ensemble.

Sur ce blogue, vous retrouverez :
–       des piqures de moustique en gros plan
–       des excuses pour ne pas travailler
–       des paysages magnifiques que vous ne pourrez jamais vous payer
–       des recettes et pas que de tomates
–       des brouillons mis en page