Martin, je t’aime

Martin, je t’aime

Est-ce que c’est possible de s’éprendre d’un de ses personnages? Je sais pas comment ça s’est passé, mais Martin, le cuisiner de La Baraque dont je vous ai parlé, est arrivé dans mon roman et depuis depuis 2 semaines, je pense beaucoup à lui. C’était pas prévu qu’il prenne autant de place dans ce texte-là et dans ma tête aussi.

J’ai eu tellement de fun à écrire sa version de la disparition de Marie, que je vais lui redonner la parole, plusieurs fois, je pense. En fait, il mène secrètement sa propre enquête sur la disparition de sa boss. Il est convaincu qu’elle n’a pas pu s’évaporer de son plein gré, mais qu’elle a été enlevée. Par quoi? Par qui? Il ne sait pas (moi je sais!). Mais il recueille quand même plein d’indices, fait des recherches, souvent infructueuses, pense qu’il pourra faire mieux que l’inspecteur dépêché sur place, car il connaît mieux Marie que lui.

En fait, Martin aime secrètement Marie. Mais Marie, évidemment, ne voit rien. Martin, c’est son chef, son cuisinier. Ils sont toute la journée ensemble au casse-croûte et elle voit en Martin, un ami, un allié, mais pas un chum, même pas un amant.

J’aime vraiment ça me mettre dans la peau de ce gars-là. Je deviens aussi illuminée que lui. Je n’ai qu’un objectif en tête : retrouver Marie, coûte que coûte. Je suis les pistes que je lui ai laissées et je suis toujours surprise de comment il réagit. Il est un peu innocent dans le fond, il est plus guidé par son instinct de chasseur que par sa réflexion. Il croit naïvement que Marie va lui tomber dans les bras quand il l’aura retrouvé. Allez Martin, un petit effort, tu n’es pas loin de la retrouver, se dit-il pour se motiver. Car il y a une toute petite part de doute dans son esprit, mais il ne se laisse pas démonter par sa raison.

J’ai l’air ben enthousiaste de même, mais je doute aussi beaucoup. Martin me donne confiance. Il s’écrit presque tout seul. En tout cas, il prend des décisions que j’aurais jamais prises. Et ça c’est qui me fait continuer. Je veux savoir quels gestes il va poser. Comment il va la retrouver? Est-ce qu’il va y arriver? Pour l’instant je ris dans mon coin et je continue de donner des indices à Martin. Parce que Martin, je l’aime, mais je sais pas si je vais le laisser résoudre son enquête.  

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2 réflexions sur “Martin, je t’aime

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