Des papillons à la place du cerveau

Des papillons à la place du cerveau

Je ne tiens plus en place. Tsé quand une bonne (ou une mauvaise nouvelle) doit rentrer d’ici quelques jours et que tu regardes tes courriels toutes les 30 secondes pour être sûr que tu reçoives en direct la tape dans le dos ou la claque dans la face. Bien je suis en plein là dedans. 

C’est sûr qu’en tant que travailleuse-autonome-entrepreneure-contractuelle-pigiste-vulgarisatrice-lectrice-sur-motivée, je suis toujours en train d’attendre des bonnes et des moins bonnes nouvelles. Une demande par-ci, un article par-là, un texte envoyé là-bas, un projet ou un contrat qui se concrétise, mais l’angoisse de la grosse nouvelle, celle qui pourrait changer plein d’affaires, te permettre de partager ta passion encore plus, de te développer dans un nouveau bon sens, eh bien l’attente de celle-là est plus difficile que les autres.

D’ailleurs, je suis incapable de travailler sur autre chose. La preuve, je ne peux m’empêcher d’en parler sur Check mes tomates. Je suis fébrile. C’est le mot, mais il n’est pas assez fort. Énervée? Agitée? Hystérique? Non quand même pas, mais vraiment je ne tiens plus en place. Allez-y pour écrire ou vous concentrer avec ce genre de nouvelle qui vous pend au bout du nez, qui vous attend au détour. J’ouvre le chapitre sur lequel je travaille (mon enquête sur la disparition de Marie prend forme), une phrase, une autre et un courriel qui rentre. Moi : AHHHH! Je sursaute. J’ai peur. Je tremble… C’est souvent des retours de clients, de la pub ou pire, le résumé hebdomadaire d’une de ses discussions LinkedIn auxquelles je suis abonnée.

Je me replonge dans l’écriture et plus rien ne compte jusqu’au… prochain courriel. Et là, c’est la même chose : je crie, m’étire, écarquille les yeux, la main fébrile et le souffle court. Drôle de manière de vivre que ces artistes-créateurs-motivateurs-idéateurs-travailleurs-autonomes que de toujours être en suspens. Bien sûr, on peut tous penser-créer-imaginer-monter-des-projets tout seul ou avec d’autres, mais ça revient toujours à ça : qui va me donner de l’argent ou l’opportunité de présenter mon travail? De le faire voir ailleurs que dans ma tête? C’est sûr que tout le monde peut se faire un blogue, un site, en parler sur les réseaux sociaux, mais c’est pas pareil que de le voir en vrai, de tenir le fruit de son travail dans ses mains, le voir sur un mur ou dans une salle de cinéma. En attendant de hasarder une réponse, je continue d’écrire-penser-réfléchir, lire plein d’affaires à gauche à droite (allez donc lire les derniers billets de Patty O’Green ou celui sur la lenteur de Bertrand Laverdure), et guetter mes courriels. Une fin de semaine fabuleuse en perspective. 

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