Je rêvais de Roger

Je rêvais de Roger

Ma dernière tentative de disparition m’a mené en Gaspésie, dans la baie des Chaleurs. J’ai choisi le village le plus loin et le plus calme qui soit (Nouvelle, près de Carleton-sur-Mer) et j’ai écrit toute une semaine. C’est dur de disparaître. Voyez plutôt le martyre que j’ai enduré à mon bureau/table de pique/face à la mer. La nappe carreautée rouge et blanc, c’était juste pour me sentir en période sérieuse d’écriture.

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Comme mon roman se passe dans un casse-croûte (Marie est la propriétaire d’une cantine : lire le résumé), j’ai décidé de profiter des vacances pour les fréquenter à outrance. Pas à tous les jours, même si j’aurais voulu. J’adore les casse-croûte! Ils ont tous des décors weirds et/ou rétro et des détails bizarres qui font qu’ils sont tous uniques. En plus, les proprios ont toujours plein d’histoires à raconter quand ils ne crient pas sur leurs employés. Ceux que je préfère ont des photos de personnalités un peu grasses et jaunies et des homards en plastique sur les murs.

Mon best off de casse-croûte 

1. Cantine chez Roger – Ste-Flavie. Sur le bord de la 132, on a fait un détour pour y aller. J’ai mangé une guedille au homard (que ma belle-maman française a appelé une guenille l’été passé) et des clams frites. J’ai pris des tonnes de photos. Le meilleur casse-croûte du monde.

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2. Casse-Croute O’Migoua – St-Omer. Il y a un homard en bois sur la devanture et des nappes avec des fruits. Nous sommes arrivés à 19 h 58 et ils fermaint à 20 h. On a eu raison de résister aux gros yeux de la proprio. Guedille au homard et fish and chips. Tout était bon, maison et les portions étaient épouvantables!

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3. Casse-croûte La clé de sol – Nouvelle. J’ai flanché. Après être passé devant la pancarte « Menu varié et poutine de la mer » plusieurs fois, j’ai commandé une poutine de la mer. Avez-vous déjà goûté à ça? Crevettes, pétoncle, crabe, sauce blanche, fromage et frites. Eh ben, c’est dans mon top 10 des meilleures poutines du monde.

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Le casse-croûte de Marie, je l’ai appelé La Baraque. Un clin d’oeil aux « baraques à frites » du Nord de la France. J’aimerais qu’elle soit aussi belle et les plats aussi savoureux que la Cantine chez Roger. Depuis le début, je m’étais pas rendu compte que je m’inspirais de ce casse-croûte. J’étais comme attirée, je voulais vraiment y aller. Une escapade gaspésienne sans la Cantine Sainte-Flavie, c’est impensable. Une fois le char dans le parking, j’ai compris que je rêvais de Roger.

Des semaines d’écriture, j’en prendrais tout le temps. Ça m’a donné un air d’aller pour l’automne. Et toutes mes tentatives de disparition m’ont aidé à me concentrer et à imaginer comment Marie pouvait disparaître. Elle n’est plus là, ça c’est sur. Et tout le monde autour d’elle est convaincu de connaître la vérité. J’ai eu beaucoup de fun à écrire le chapitre sur la version de Martin, le chef de La Baraque. Il croit que Marie s’est fait enlever et il mène sa propre enquête. J’aurais disparu se transforme en thriller-policier-gourmand-psychologique sur fond de friture et de vents salés. Je continue ma quête du casse-croûte idéal. 

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